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Biographie

Comment j’en suis arrivée là?

Comme beaucoup d’écrivains de notre temps, je suppose…
Enfant, je n’avais que les livres pour refuge, et leurs personnages pour amis.

La première fois qu’un adulte se pencha sur mes écrits,
il affirma que je ferais mieux d’abandonner l’écriture.
Je devais avoir huit ans, mais ça ne m’avait pas impressionnée:
quand on lit une phrase hors-contexte, tout peut paraître sans intérêt.

De toutes façons, ce serait me conseiller d’arrêter de respirer. Aussi ai-je persisté…
J’appréciais avant tout les histoires de mutations, de transformations génétiques,
d’anthropomorphisme animalier…

Et poursuivre l’aventure en l’imaginant moi-même me semblait logique.

Parvenue au lycée, j’ai temporairement trouvé un public:
Ma première nouvelle paraissait dans le journal quotidien de l’établissement,
histoire que j’écrivais en direct: la page que je rédigeais était lue le jour-même.
Mes camarades venaient parfois me voir en pleine écriture.

Puis ma mère me fit découvrir Serge Brussolo,
que je considère toujours comme mon maître dans le domaine.
Ainsi naquit mon goût pour la littérature d’anticipation, torturée et terrifiante.
« Rien ne sert de tuer » parut alors dans le journal du lycée.
Je me souviens de cette camarade qui m’a dit un jour:
« Mais avant, c’était mignon…Pourquoi c’est devenu horrible? »

Cette question me fait toujours sourire,
d’autant que l’on semblait apprécier d’avantage ce que j’avais débuté.

Parallèlement, j’écrivais des poèmes sur une vie
mouvementée que je connus en moins de cinq ans,
ainsi que plusieurs nouvelles qui m’étaient inspirées de mes rêves les plus étranges.

A l’occasion d’un voyage à Noirmoutier, je lus le premier roman policier qui me tomba sous la main…
… Le style ne m’avait pas plu du tout, et j’abandonnais au bout d’une page!
Mais une idée avait émergé dans mon esprit:
« Et si on payait les gens à chaque décès dans leur entourage? »
Je n’en avais pas conscience alors, mais je m’apprêtais à rédiger la plus longue suite de ma carrière.

Le détective Montgomery Almighty était né. Mon personnage le plus durable,
mais également le seul détective vieillissant au monde… Ou plutôt du Système Solaire.
J’écrivais souvent cinq enquêtes en même temps, et pour tenir ce rythme,

Je me mis à écrire, dans mon lit, en mangeant, dans le bus…
Mais surtout en classe, et mes professeurs semblaient me laisser faire.

J’ai par la suite proposé mon premier recueil « Aurores & Crépuscules »,
à un éditeur (à compte d’auteur)…
Qui une fois le contrat signé, ne me paya aucun de mes livres, malgré qu’à l’heure actuelle,
celui-ci soit encore en vente sur les sites internet -et bien sûr, je n’en récupère rien.

J’appris par hasard que mon livre s’était bien vendu,
et j’ai demandé des comptes à la maison d’édition,
qui avait subi une liquidation judiciaire pour le motif suivant:
« Ne payait pas certains auteurs ».

Mais également que j’étais citée à la Bibliothèque Nationale de France,
pour mon seul recueil de poésies!

J’ai continué d’écrire, proposant à certains de mon entourage qui avaient des idées,
d’écrire à leur place le livre qu’ils désiraient, ainsi arriva « Jusqu’à ce que la Guerre les sépare… »,
et « Le Vaisseau de Verre », qui devint plus tard « Les Quatre Unités », après extension du roman.

Et me voici à-présent: je me lance dans l’auto-édition de mes ouvrages,
alors que je suis sur le point de débuter un tout nouveau roman de Conquête Spatiale…

Qui sait où cela me mènera encore…?

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